La pierre percée et sa légende… le folaton!

LA PIERRE PERCEE: HISTOIRE ET LEGENDE…

Autrefois on l’appelait la « Roche Percée ». En 1749 sur la carte de Bourcet elle porte le nom de de  » Pierre Pertuisade » et « Pierre Pertuisée » dans un parcellaire de 1540.

(Informations tirées de « Le Plateau Matheysin – Historique du canton de La Mure » par Pierre Berthier.)

La légende veut que ce monolithe naturel soit un apprenti du Diable « Folaton » pétrifié et agenouillé pour de mystérieuses raisons…

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 » Au 16ème siècle, le Duc de Lesdiguières, seigneur du château de Vizille (village au Sud de Grenoble), était un grand chasseur. Pour garder son gibier à l’intérieur de son territoire, il décida de faire construire un mur immense entourant son domaine. Mais le coût de la réalisation était exorbitant.
Il ne pouvait dépenser autant d’argent pour sa simple passion. Satan ayant eu vent de ce besoin ‘démoniaque’ vint un jour rendre visite au Duc :
* « Messire, je connais votre envie si belle et si grande » (vil flatteur il est, évidemment).
* « Je vous propose ‘gratuitement’ de construire cet immense rempart ».
Le Duc comprit que piège il y avait, mais il laissa parler le Diable.
* « Je ne vous demanderai rien de terrestre, juste……….. un petit rien …. »
* « …….un presque rien…………….Votre……… âme ».
C’est le contrat habituel de notre satanique marchand, (Vraiment Belzébuth est trop prévisible !).
Le Duc voulait vraiment son mur, mais la damnation, c’est peut être un peu trop. Il mit donc une close à l’accord.
– « Tu devras construire ce mur en un temps record ».
* « Bien sur votre majesté » fit le diable.
– « Je vais monter sur mon cheval et faire le tour de mon domaine ».
* « Tout ce qu’il vous plaira votre grâce » ricana Satan.
– « Et si le mur n’est pas fini lorsque j’aurais fait le tour, je ne te devrai rien ».
* « Wouaff, wouaff » aboya le diable certain de gagner.

Et pendant que le Duc allait sceller son destrier, Belzébuth demanda à son Folaton (C’est un esprit espiègle qui hante les alpages et les chalets) de commencer instamment la construction.
Evidemment, le diable tricha un peu (sinon il ne serait pas diabolique) en faisant appel à des dizaines de diablotins commandés par le Folaton.
Le mur s’allonge à une vitesse extraordinaire !

Les deux extrémités allaient se rejoindre… tout est perdu !

Le divin surveillait-il ce spectacle ou l’ange gardien Ducal était il puissant ? Nul ne le sait, mais d’un saut prodigieux, presque surnaturel, le cavalier franchit le mur non terminé.
Satan pesta, jura, cracha.

Il fut si mécontent du Folaton, qu’il l’expédia d’un grand coup de pied, sur la colline de Creys, près de La Motte d’Aveillans.
Il atterrit à quatre pattes, la tête sur le sol, avec sa grosse bosse sur son dos. Satan le pétrifia pour l’éternité.  »

Source: http://chateau.over-blog.net/article-2597076.html

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